« Ces jesuites, lorsque j'étais jeune m'ont sodomisé à tel point que je ne m'en remettrais jamais. » (Voltaire)

« Ces jesuites, lorsque j'étais jeune m'ont sodomisé à tel point que je ne m'en remettrais jamais. » (Voltaire)
WANNA WHOLE LOTTA LOVE !


J'ai passé ces derniers jours dans une euphorie semblable à un prélude LedZeppelinien. Et pour cause ! J'ai encore le goût de mon anniversaire en bouche, et je vous jure que ce fut le plus bel anniversaire d'entre tous. Je ne parle pas la des cadeaux, je parle de l'ambiance : j'étais avec mes soeurs, mon père, ma mère, ma grand-mère, des gens à qui je tiens énormément mais que mon orgueil aveuglait trop souvent. Discuter avec eux m'a fait du bien. J'adore les discussions d'anniversaire. On a parlé de mon enfance, de plein de détails dont je ne me souvenais plus. J'ai passé une soirée très agréable, et le champagne n'y était pour rien.
J'ai donc eu:
une lampe magma (L)
2 plaquettes de films Polaroïd
un t-shirt
40 euros
4 vinyles de Queen ( 45 tours )
un double vinyle de Led Zep <3 ( 33 tours )
les chaussons caribou ( mais j'ai jugé trop vite: ils s'avèrent très confortables )
et une récompense me tenant très à coeur : Les félicitations du conseil de classe.
Ma réussite n'est pas dûe qu'à mon travail ( je n'ai que 12.5 de moyenne générale au premier trimestre ) mais aussi grâce à mon comportement ... il faut dire que j'ai beaucoup évolué depuis l'année dernière ...
J'ai hâte d'être en vacances. De plus, celles de Noël sont mes préférées. Je n'ai pas encore de projet fixe pour la Saint Sylvestre. Ma seule exigeance est de passer en 2008 avec l'homme que j'aime. Au fait, J-6.

# Posté le mercredi 12 décembre 2007 14:06

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:04

« Nous sommes plus populaires que Jésus désormais. » (John Lennon)

« Nous sommes plus populaires que Jésus désormais. » (John Lennon)
Aujourd'hui, c'est la dernière fois que j'ai 15 ans.

Je me sens vieille. J'ai ni rides ni cheveux blancs mais j'ai les lobes d'oreilles qui pendent, et ça n'a rien à voir avec la gravité. Heureusement, je peux me vanter d'avoir garder mon âme d'enfant... j'ai fouillé la maison pour trouver mes cadeaux, mais je suis malheureusement tombée sur des horribles chaussons caribou. Je jure de brûler un cierge tous les sept matins pour que ces chaussons appartiennent en réalité à ma matriarche, n'importe quoi tant que je ne reçoive pas ces horribles chausse-nougats en forme d'un de mes compatriotes (TABERNACLE).

Ah décembre ! Les sapins, Frank Sinatra, les bonnets de Santa Claus, les cadeaux, le feu dans la cheminée, la dinde aux marrons, la neige... Je ne renouvelle pas mon opinion de l'année dernière: Noël est une fête commerciale. Mais cette année, je fermerai ma grande gueule et je me forçerai à subir :
a) le rire de ma grand-mère
b) la moustache de mon oncle (un mouvement brusque et j'ai un palmier dans l'oeil)
c) la corvée des toasts
Nevermind ! J'ai le kit de survie : 3 kg de Nutella (petite joueuse) et un Best of de Lennon (à peine lisible car tout rayé à cause des nombreuses écoutes).

Merci pour vos commentaires de l'article ci-dessous, ils m'ont énormément touché.

(Et non, je n'accepte pas les "plans cam", désolé.)

# Posté le dimanche 09 décembre 2007 11:53

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:04

« On a conscience avant, on prend conscience après. » (Oscar Wilde)

« On a conscience avant, on prend conscience après. » (Oscar Wilde)
C'était un lundi. Elle n'était pas venue le matin à l'école et je me faisais du souci pour elle... j'ai passé la journée dans le doute et du haut de mes 10 ans, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai appellé chez elle. Sa mère a répondu comme si de rien était et m'a expliqué calmement qu'elle s'était suicidé la veille. Le suicide, à 10 ans, on ne connait pas. On en a même pas une vague idée. Je n'ai pas touché à un téléphone pendant près d'un an. J'étais une gamine perturbée. Ma rentrée en sixième fut l'enfer. J'ai souffert d'un mutisme indicible qui me revient, encore aujourd'hui, par périodes...
[...]
Après le repas, où je me suis emplie la panse à craquer, je me dirige vers la cuvette, qui m'est familière, à présent. Cela fait plus de deux mois que je me fais vomir et la manie n'est même plus controlâble... je n'ai même plus besoin de m'enfoncer deux doigts dans la gorge, tout s'en va automatiquement à la vue du blanc cassé de ma salle de bain. L'émail de mes dents sur l'émail de la cuvette, j'ai un nouveau soubresaut... Ensuite, je me redresse, les larmes aux yeux. Je sourie. J'ai 12 ans, je suis maigre et tout va bien.
[...]
J'enroule un foulard, ni trop serré, ni trop tendu, sur le haut de mon bras. Je fais chauffer la poudre brune dans ma petite cuillère en inox à l'aide de mon briquet translucide et couve du regard la fondaison divine. J'emplis ma seringue du liquide, et pique la veine. J'appuie sur le piston en soupirant. Je range mon foutoir dans un tiroir et attends. J'ai juste le temps de m'allonger avant l'explosion... Je me réveille avec un mal de ventre aigu. Je suis de nouveau cette fille de 14 ans, dont les rêves d'enfant sont partis depuis bien longtemps.
[...]
Il avait un an de plus que moi. Ca faisait un an qu'on était ensemble, et je l'aimais, je l'aimais d'un amour naïf, d'un amour d'ado de 14 ans. La distance qui nous séparait était immence, mais dès qu'il venait en France, ce n'était pas seulement mon petit ami, mais également mon pote des 3D (déconne, défonce, débile). C'est ainsi que je me suis retrouvée, ivre et droguée à l'excès, dans un lit inconnu, et agissant comme une pauvre idiote... Je me suis réveillée avec une sale migraine et zéro souvenirs, dans un lit avec mon "copain" qui a tout simplement abusé de moi... j'ai passé quelques jours dans le doute vis à vis de ma chasteté >< Je l'ai tout simplement quitté, après avoir (à peu près) appris la vérité.
[...]
Se cogner la tête contre le mur, pour voir si ça fait mal. Ecouter l'écho à l'intérieur. C'est dingue un crâne humain quand on y pense. Mais la je ne pense plus à rien, à part continuer, continuer à tout détruire, encore et encore. Alors je prends toutes les bouteilles et je les casse, une par une, et ça ne me soulage pas. Je hurle à m'en déchirer les cordes vocales et, encore secouée de convulsions violentes, je m'enroule dans mon édredon et je pleure toutes les larmes de mon corps. J'étouffe un gémissement de douleur : un débris de verre m'est entré dans la plante des pieds. J'ai enfin mal. Je me calme enfin.


Mon but n'est pas de choquer. J'avais le coeur plein de remords vis à vis de ces dernières années et j'avais vraiment envie de vider mon sac. Je suis consciente que je prends des risques, que certaines personnes vont peut être se détacher de moi, et d'autres mieux me comprendre... J'ai été, tour à tour; traumatisée, boulimique, héroïnomane et maniaco-dépressive. Je ne me vante de rien, j'ai plutôt honte de moi... Mais, après les années, je me suis rendue compte que ces cinq années de déprime sont une partie de mon histoire et que je ne pourrais jamais les effaçer. J'ai appris à vivre avec mes vieux démons. Je suis maintenant quelqu'un de stable, sans troubles psychologiques aucun, avec un IMC toujours assez bas, les poumons remplis de substances toxiques, les veines et le nez pourris, mais maintenant j'ai un coeur, un coeur qui bat.

# Posté le jeudi 06 décembre 2007 14:09

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:05

«Quand on est homme-oreille, se mettre des boules Quies équivaut à se suicider.» (Amélie Nothomb)

«Quand on est homme-oreille, se mettre des boules Quies équivaut à se suicider.» (Amélie Nothomb)
Ayant reçu un commentaire sur mon ancienne page qui m'a réellement déboussolé, je me dois de me défendre contre les dires des gens qui croient connaître ma personne et qui émettent donc l'erreur de critiquer mon jugement.
J'ai récemment écrit un article en utilisant la seconde personne du pluriel, pour dénoncer ce que j'appelle L'Elite. En effet, je constate que le monde est coupé en deux, les optimistes et les pessimistes. Deux optimistes font bon ménage, comme le démontre la règle mathématique; mais rapidement les deux optimistes deviennent abus d'eux-même. L'Elite c'est ça : un trop plein d'optimisme. Croire trop en soi, sans aucun rab d'humilité, traiter les sous espèces d'une tyrannie condescendante. Régime sans sel à base de tabac et d'insultes, de violence et d'insolence, sans jamais s'en lasser. J'avoue avoir critiqué leurs dires (soporifiques), leurs propos (obséquieux) et leurs actes (hypocrites) pour la simple et bonne raison qu'ils parlent tous de la même chose. Je ressens une aversion profonde vis à vis de leur abus de fausses politesse envers les hauts rangs. Pour la plupart des personnes de l'Elite, la violence est considérée comme une solution à tous problèmes "existentiels". On pourrait penser qu'en lisant cet article, je suis jalouse. Voyez vous, je suis heureuse d'être en dehors du cercle de l'Elite car çela équivalerait pour moi à être apprivoisée. Or, je suis la personne la plus sauvage au monde. Je n'ai aucun maître et donc toutes les libertés. Je suis plus que satisfaite d'être une non-populaire et pour rien au monde je ne retournerai ma veste.
L'aspect de cet article que je souhaiterais éclaircir est le suivant : les phobies de ces brutes. Car au fond, un optimiste ne l'est jamais assez. Il a toujours une partie de lui qui a peur, de la destruction, la trahison, la solitude. Prenez à part un de ces gus et il sera sûrement aussi doux qu'un agneau. Parlons de mes phobies à moi. J'ai trouvé dégradant le fait de considérer que mes phobies étaient connues aux quatre coins du monde (oui nous ne sommes pas du même continent, à ce que j'ai cru comprendre) et je me dois de préciser que je n'ai pas peur des personnes qui ne suivent pas ma logique, car je n'en ai aucune. Toute personne normalement constituée n'apprécie pas forcemment la violence et l'insolence. De plus, je tiens à m'excuser si j'ai désorienté quelqu'un, la colère m'habitait lors de l'écriture de l'article, je suis aujourd'hui plus posée.
Je finirai par dire que le monde je l'ai déja vu, j'en ai d'ailleurs trop vu. C'est ainsi que je suis dégoûtée des êtres humains qui y habitent. J'assume ma misanthropie, rassurez vous.

Je préfère m'arrêter ici avant de vous barber avec mes piètres leitmotiv.

Adieu, ou à diable, selon l'humeur.

# Posté le lundi 03 décembre 2007 15:25

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:05

« J'ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j'ai un c½ur. » (Serge Gainsbourg)

« J’ai eu une crise cardiaque ce qui prouve que j’ai un c½ur. » (Serge Gainsbourg)
C'est parti pour une énième présentation débile de ma personne, je vais essayer d'être bien précise et de vous étonner par des détails dont vous ne soupçonniez même pas l'existence...

Je m'appelle Annabelle Lauren Carol ; j'ai seize ans, sept mois, deux semaines et deux jours. Je suis donc née un jour de décembre, avant que l'hiver s'installe, avec deux semaines d'avance. Je fus une gamine très mignonne jusqu'à l'âge de mes dix ans, âge où je suis involontairement "tombée" dans le monde adulte (ça ne signifie pas que je suis devenue mature)... Après cinq ans de déprime, je suis finalement guérie, et ce en grande partie grâce à l'amour. Je suis amoureuse depuis plus de dix neuf mois et en suis fière, car c'est de loin la plus belle histoire que je n'ai jamais vécue.

J'entre le deux septembre de cette année en première littéraire. J'ai redoublé ma seconde sans aucune surprise, dans ma tête j'ai toujours été "décalée". Grâce à mon redoublement, je suis passée du stade "cancre" à "concentrée et active en cours". Je crois que j'ai beaucoup évolué depuis l'année dernière, je me suis séparée des fréquentations qui m'étaient néfastes (dont je ne citerai pas le nom) et me voilà entourée de personnes, connues de longue date ou récemment, qui me sont très chères et sympathiques.

Je ne suis ni blonde ni brune, et j'aimerais une bonne fois pour toutes les teindre en blond miel, décision vivement réfutée par madame ma mère (et par à peu près tout le monde). Mes yeux sont d'un vert très bizarre, et j'ai une tache dans l'½il droit. Il paraît que ça signifie l'existence d'un traumatisme passé >< t'as pas tort, Hector.

Parlons de ma famille. J'ai deux s½urs plus âgées. Une de vingt cinq ans, interne en médecine, l'intello de la famille, jolie brune mince, ayant le même caractère têtu que moi. Mon autre s½ur a vingt deux ans, en école d'architecture, petite blonde aux yeux bleus, c'est l'artiste de la famille.
Moi, je ne suis ni une intello, ni une artiste. Je suis la rien du tout de la famille : aucune ambition, aucune qualité ou talent notoire.
Mon père, architecte de cinquante cinq ans, est très souvent absent de la maison, mais pas physiquement : il est là, mais sa tête est ailleurs. Mon père est comme tous les autres pères : il fume trop, il boit trop, il ne respecte aucune limitation de vitesse sur l'autoroute, c'est un français râleur, et il est déprimé par son travail qui ne le laisse jamais tranquille.
Ma mère, greffière en chef au tribunal de grande instance de Nancy, est plus cool ; mais ça doit être à cause de sa retraite imminente. Elle ne fait pas ses cinquante ans, mais focalise sur ses mèches blanches.
A part ma famille directe, j'ai toute une tripotée de cousines habitant aux quatre coins du monde, et un seul cousin.

J'ai quatre passions : Mickaël, la musique, les objets anciens, et ma ville ; Nancy.
La musique que j'aime est principalement du rock'n'roll ou pop des années 60 à 90. J'aime Led Zeppelin, Elvis, Stray Cats, Chuck Berry, les Beach boys, Blondie, Queen, The Clash, et énormément d'autres. J'espère bien faire de la musique mon métier, et devenir une critique musicale dans une feuille de chou locale (ou dans un grand magazine comme Elle ... on verra d'ici là !). Pour ce qui est des instruments que je joue ou ai joué, la liste serait plutôt longue : violoncelle, accordéon, guitare, batterie... Les instruments que je gère le mieux à présent, sans vouloir me vanter, ce sont mes cordes vocales.
Pour ce qui est des objets anciens, je précise : j'adore les jukebox, les gramophones, les appareils Polaroïd, les tourne-disques, les deux chevaux... Malheureusement, il me faudrait un porte feuille bien garni pour parvenir à mes fins (et mon permis aussi) et ce n'est pas le cas. Ce n'est que partie remise !
Et enfin Nancy. J'y suis née, je veux y mourir. J'aime la place Stan sous la neige, les pâtisseries de la vieille ville, la place Carnot (sauf au mois d'avril)...

La suite je vous le dis un peu en vrac (à partir de là, tout le monde s'en fout, ce ne sont que des anecdotes sans importance)...
Ma fleur préférée est la jonquille, mais j'aime aussi les tournesols, les pensées, les marguerites et les roses (dans des circonstances romantiques).
Je ne fume pas et je ne bois pas ou très peu, je ne suis pas une rabat-joie mais j'ai commis trop d'erreurs en étant éméchée et on ne m'y reprendra plus deux fois.
Mes films préférés sont : Requiem for a dream, Molière, Big Fish, Hairspray, Amélie Poulain, Good bye Lenin, Grease, Sex and the city.
Mes écrivains préférés sont : Amélie nothomb, Frédéric Beigbeder, Roald Dahl, Stephen King, Henning Mankell...
Mes poètes préférés sont Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire, Verlaine, et, at last but not least : Victor Hugo.
Mes couleurs préférés sont le rouge, le marron et le beige.


Ainsi se termine la présentation inutile de l'être humain le moins utile. Moi.

# Posté le samedi 01 décembre 2007 12:24

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:06