« L'humour est presque toujours la colère maquillée. » (Stephen King)

« L'humour est presque toujours la colère maquillée. » (Stephen King)
J'ouvre le tube de crème beige et me l'étale sur mes cernes violettes. J'attrape le fond de teint et m'en barbouille le visage. Je prend mon mascara et m'applique à allonger chaque cil. Je trace sous mes yeux une autoroute de crayon noir. Rouge à lèvres ou gloss ? Je me recule, me regarde dans le miroir.

Je ne vois rien.

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 05:26

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03

« Qu'est ce qu'une fleur ? Un sexe géant qui s'est mis sur son trente et un. » (Amélie Nothomb)

« Qu'est ce qu'une fleur ? Un sexe géant qui s'est mis sur son trente et un. » (Amélie Nothomb)
Je viens de fermer Robert des noms propres en soupirant. Une fois de plus, je suis éblouie par l'écriture de Nothomb. Dire que cette dernière est mon auteure favorite est un euphémisme. Elle est en réalité mon gourou. J'ai pour habitude de critiquer chaque ouvrage qui me passe sous la main, mais je me délecte à critiquer, favorablement, les oeuvres de mon Maître.
On pourrait comparer Robert des noms propres à Métaphysique des tubes ou le Sabotage amoureux, étant donné que l'histoire est fondée sur une biographie. Mais elle est doublement intéressante grâce à l'utilisation de la troisième personne, le personnage s'en trouve plus difficile à cerner mais plus attirant par sa complexité.
Je ne vais pas raconter l'histoire, même si elle est captivante, ce n'est pas le plus intéressant. Le plus intéressant, ce sont les anecdotes, les situations, les quiproquos. Le fait que le foetus soit toujours en mouvement me fascine, car la petite sera plus tard une danseuse. La finesse avec laquelle l'auteure raconte les circonstances tragiques de la naissance de Plectrude m'épate au plus haut point, ainsi que la situation de l'école des rats, la condescendance de sa mère/tante vis à vis de son poids, les rêves de l'artiste qui s'écroulent... J'ai été un peu désappointée par la légéreté de l'anorexie traitée (même si les conséquences sont irréversibles, la guérison a été, selon moi, trop rapide), et la fin m'a semblé précipitée, comme écrite dans la hâte, baclée.
Le livre n'en dégage pas moins de génie, et comprend toujours la fin habituelle des Nothomb : la mort par meurtre, rien de plus judicieux, rien de plus appliqué dans les descriptions et les variations (la strangulation dans Hygiène de l'assassin, l'étouffement dans Les Catilinaires...)
Une fois de plus, je n'ai qu'un mot à dire. CHAPEAU.

# Posté le samedi 12 janvier 2008 16:29

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03

« Je n'ai rien à déclarer à part que je suis génial. » (Wilde)

« Je n'ai rien à déclarer à part que je suis génial. » (Wilde)
2008


Projets :

New York à Pâques, Chine en juillet.


Bonne résolutions :

Apprendre à dessiner, me remettre à la peinture, prendre 5 kilos, avoir les félicitations aux deuxième et troisième trimestre, arrêter de jeter l'argent par les fenêtres, arrêter de me ronger les ongles, me remettre sérieusement à un instrument de musique, arrêter d'espérer pour un piercing au labret et une teinture, prendre ma pilule à l'heure, combler l'homme que j'aime, m'habiller normalement, ne plus grignoter entre les repas, faire du sport, chanter plus souvent, boire beaucoup moins, trouver un stage et pas à la dernière minute, parler plus calmement aux auteurs de mes jours, me rapprocher des gens de ma classe, arrêter de rire en physique, supporter notre surveillante générale psychorigide, réparer mon tourne-disques, arrêter de baver en dormant.

# Posté le mercredi 09 janvier 2008 15:31

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. » (Alphonse de Lamartine)

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. » (Alphonse de Lamartine)
Avez vous déjà ressenti, ne serait ce qu'une fois, l'ivresse d'un amour insatiable, la volupté d'une tendresse naïve mais sincère ? La sensation d'être au milieu d'une tempête où chaque goutte de pluie serait un baiser, chaque grondement de tonnerre serait un gémissement et chaque éclair serait une jouissance...

J'ai toujours été une nomade sentimentale. Mais ses bras sont devenus mon domicile fixe. Ses mains refermées sur moi sont le verrou qui m'enferme et me libère. Sa bouche sur la mienne est une évidence charnelle. Son regard sur moi se décompose en infimes particules de soie pour toucher chaque centimètre carré de ma peau. Je tremble comme une feuille. Il redresse l'édredon sur moi pour me réchauffer et je ferme les yeux.

Je souffre d'une hypertrophie. Oui, j'ai un coeur trop gros. Mon amour corrosif a rongé les bords des ventricules, des oreillettes, puis des artères. Et je n'ai pas mal. Tout mon corps est anésthésié, euphorique sous l'effet de ce qu'on appelle amour.

Amour, deux syllabes, trois voyelles, deux consonnes, zéro limite.

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 16:49

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03

« Quand la tartine tombe, elle tombe toujours du côté de la confiture. » (Loi de la tartine beurrée)

« Quand la tartine tombe, elle tombe toujours du côté de la confiture. » (Loi de la tartine beurrée)
La première venue chez son compagnon est une leçon de socialisation, une étape d'application très importante dans une histoire amoureuse. Le but de cette visite est de se faire connaître et de se faire apprécier par l'entourage du sujet convoité. Pour çela, il n'y a pas trente six solutions.
Premièrement, ne pas prendre les gens pour des cons. Il faut montrer sa gratitude tout en évitant l'obséquiosité, l'hypocrisie et le "parler pour ne rien dire". Rien de plus simple que les présents : plante ou chocolats, le seul dilemme est la. Dans les deux cas, mieux vaut être vigilant. Si le jardinage n'est pas apprécié dans la famille, offrez des chocolats. Si le chocolat n'est pas considéré comme un objet de convoitise grandiose, offrez une fleur. Si la famille n'aime ni les plantes ni le chocolat, prenez garde, vous avez affaire à des chieurs.
Deuxièmement, le sourire. Un visage de marbre n'aspirant pas la sympathie, munissez vous d'une banane grand calibre (limite contagieuse).
Troisièmement, l'humour involontaire. Faire rire apporte, presque obligatoirement, la sympathie. Encore plus quand on ne fait pas exprès. Exemple : avoir peur du gros chien et se débattre pour ne pas voir la bête, appeller le fixe au lieu du portable et se taper la honte... Tout est bon !
En respectant ces trois étapes, vous êtes garanti(e)s de passer une bonne soirée.

Et j'ai passé une super bonne soirée. Je t'aime. Et tes parents m'ont l'air géniaux =D





Ah au fait, bonne année.

# Posté le mardi 01 janvier 2008 11:03

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03