« Le sang attire le sang. »(William Shakespeare)

« Le sang attire le sang. »(William Shakespeare)
Déçue n'est pas le mot. On ne peut pas dire que ce n'est pas du Tim Burton: c'est sombre. Mais voila, en voulant faire trop sombre, c'est carrément du morbide, du sang en veux tu en voila, de la violence à l'envi. J'avais tendance à aimer les films de Burton parce que j'en comprenais le fond et la forme, seulement je ne peux comprendre ce que cet esprit torturé a voulu faire. Des tourtes à la viande humaine ? Des crimes faciles et à la chaîne ? Ca tourne dans l'absurde, on se fout de notre gueule. C'est pourtant bien pensé dans l'ensemble ! L'atmosphère du vieux Londres m'a tout de suite plue, le teint blafard des deux personnages principaux... Tout semblait bien parti. Mais voila : l'histoire d'amour entre les deux adolescents me parait inutile à l'histoire et la fin est beaucoup trop théâtrale. L'histoire est laissée en suspens : où est Anthony (voix la plus remarquable de tout le casting, sans hésiter) ? Où est Johanna ?

Je n'ai pu m'empêcher de comparer le film avec Edward aux mains d'argent... des lames de rasoir à la place des cisailles, et le tour est joué. Je ne sais si c'est parce que Burton n'est pas doué en tragédie musicale ou si le génie commence à perdre de son talent... J'attends donc impatiemment son prochain film pour juger de son statut.
Après tout, mon avis est personnel et cette critique n'a pas pour but de vous décourager à aller le voir (mais vous devrez vous bouger parce qu'il ne sera bientôt plus à l'affiche !). Je vous conseille plus Big Fish ou Mars Attack, c'est tout.

Sur ce, bonne soirée.

# Posté le mardi 26 février 2008 14:04

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:02

« Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires. »(Denys Gagnon)

« Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires. »(Denys Gagnon)
Plus de doutes, plus de craintes, je m'en vais au gré du vent. Un vent fleuri par les souvenirs que tu sèmes autour de toi... Par un simple sourire, tout se dissolve, plus rien n'a d'importance.

Si j'avais le pouvoir de garder cette animation en tête, pouvoir la regarder au ralenti, je pourrais la voir nombre de fois qu'il me plaît... et Dieu sait qu'à la fin, elle serait toute rayée, comme mon best-of des hits des 60's. Regarder tes yeux se plisser, tes fossettes se former, ta bouche s'ouvrir légèrement... le spectacle dont je ne pourrai jamais me lasser. Ton visage est le plus beau des écrans. Je ne suis pas la seule privilégiée sur ce point. Tout le monde te voit sourire de temps en temps... Mais moi seule interprète ce visage ébloui par un arc de cercle qui semble si anodin...
Tu dois souvent te demander pourquoi, avant d'assembler nos lèvres, je m'arrête et te regarde, une dizaine de secondes... L'origine de cette transe est le fait que j'aime te couver des yeux et faire l'inventaire de ma fortune. Puisque tu m'appartiens... je peux t'admirer à ma guise, sans pudeur, les pupilles dilatées par un désir croissant... Tu m'appartiens, oui, et c'est si bon d'en être certaine !


A quoi bon dire je t'aime, c'est tellement sous-estimé, si ordinaire, par rapport à ce que je ressens réellement. Après tout, on ne pose pas de limites à l'infini, alors pourquoi donner un nom à l'indicible ?




# Posté le mardi 19 février 2008 13:46

Modifié le mardi 29 juillet 2008 13:41

« Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot. » (Colette)

« Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot. » (Colette)
Notre histoire n'est pas une histoire ordinaire. Les histoires ordinaires sont fixes, elles stagnent et finissent par moisir. Tandis que notre histoire, elle, voyage et se propage, se diffuse et s'étend comme une tache d'encre de Chine sur un drap de soie, comme un virus purulent, comme un écho souterrain...

Les tables de notre lycée pullulent de Lucy Loves Jack ou de leur tendre variante Jack Loves Lucy,
La porte Desilles assiste à nos adieux tous les soirs,
Le cours Léopold nous observe tous les matins,
La vieille ville se souvient encore de nos regards brillants de convoitise devant des tartes au sucre géantes,
Le Punjab eut l'honneur de participer à notre premier anniversaire,
Ta cuisine, ta chambre, ton salon m'ont permis de passer une saint sylvestre des plus tendres,
La cour du bahut est notre terrain de jeu, l'arbitre étant la surveillante générale,
L'hôtel de ville se rapelle du bal humaniste et de cette fameuse soirée du trois février deux mille sept,
La cyber perm se rapelle encore de mon premier "je t'aime",
Les rues se souviennent de nos baptêmes au pop corn en sortant du cinéma (A CHAQUE FOIS),
Le Québec se souvient de mes larmes amères en juillet,
Belle-Ile en Mer se souvient de ma quiétude et de ma confiance en août,
Le sous-sol d'Aline est le "repère des révélations",
Notre hôtel imaginaire se souvient de nous et de la chambre 8,

Mais moi, je ne me souviens plus ...comment je faisais avant pour vivre.

# Posté le vendredi 08 février 2008 13:13

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:02

« On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité. » (Voltaire)

« On doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité. » (Voltaire)
Hier j'ai perdu un être cher, non pas un être humain, mais mon animal de compagnie à qui je tenais énormément... Il avait quatorze ans. De mon enfance à ma pré-adolescence, il a été ma peluche vivante, mon confident . Il était immortel, j'en étais persuadée. Il était le symbole de mon enfance, ma vie était rythmée par son ron ron câlin, la mort et son nom était pour moi deux termes opposés.
Un animal muet mais pas sourd, qui dressait l'oreille quand je chantais faux et fermait les yeux quand ma voix était juste, un chef d'orchestre félin. Qui répandait des poils à qui mieux mieux sur mes vêtements, mes draps, mon oreiller, les tapis, comme un petit Poucet poilu. Qui prenait toute la place dans mon lit , ce dont je me plaignais , et maintenant , par réfléxe, je me mets en position foetale pour lui laisser une place imaginaire.

Je me surprends à repenser à la scène, quand il a pris un ultime élan et que son petit coeur a dit non, quand il s'est retrouvé sur le tapis du salon, sur le côté, la bouche et les yeux grands ouverts, et que son corps ne se soulevait plus... je me surprends à me demander combien de temps encore pouvait-il encore vivre s'il n'avait pas voulu sauter...

Aujourd'hui incinéré.
Nos belles années en cendre.


Ce n'est pas que lui qui meurt, mais toute mon enfance.

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 15:20

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:02

« On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est ; et le plus irréprochable des vices est de faire le mal par bêtise. » (Charles Baudelaire)

« On n'est jamais excusable d'être méchant, mais il y a quelque mérite à savoir qu'on l'est ; et le plus irréprochable des vices est de faire le mal par bêtise. » (Charles Baudelaire)

I didn't mean to hurt you

Par où commencer ? Je ne peux que m'excuser platement pour ces dernières semaines... Depuis quelques temps, je suis d'une humeur de chien mouillé, susceptible à souhait, un rien me met dans une colère noire. Ainsi, je parle à mon entourage comme à des sous merdes (et c'est peu dire). Quant à mes connaissances, ou les gens avec qui j'aimerai discuter un moment, des vieux amis d'anciennes classes, je m'oblige de les éviter pour leur épargner mon caractère exécrable. J'ai peur de perdre ce que j'ai, et ce que je n'ai pas encore. Le pire de tout est que je ne sais pas pourquoi j'agis ainsi : tout me monte à la tête et explose en insultes, reproches, menaces, le tout surmonté d'une véhémence agressive. Aucune culpabilité sur le coup. Une petite juste avant, pas de quoi en faire une montagne. Vers les deniers mots de ma phrase mes joues s'empourprent, ou peut être n'est ce qu'une impression... Je finis par éclater en sanglots, tellement je ne supporte plus ma personne et ses paroles blessantes. Je me tue à me répéter que tout va bien, que je n'ai aucune raison d'aller mal, mais cette litanie exaspérante ne fait que me rendre encore plus coupable. Je jure de faire tout mon possible pour surmonter ce gros coup de blues, en espérant ne perdre personne au cours du voyage...


Je vais donc m'autoriser une petite pause dans ce blog inutile et futile, en étant convaincue que çela ne changera pas le cours de votre existence, et encore moins la mienne.

# Posté le lundi 21 janvier 2008 14:09

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:03